Le Club des Enfants Parisiens

Avec la réforme du temps scolaire devenant effective dans certaines écoles pour cette rentrée se pose la question de l’encadrement des enfants lors des temps libres nouvellement acquis. Le Club des Enfants Parisiens se loge dans ces nouvelles tranches horaires et offre un large panel d’ateliers adressés aux enfants de tout âges (depuis les nourrissons jusqu’au adolescents). Le Club se démarque par la variété des ateliers proposés, allant de la gymnastique pour nourrisson jusqu’au Krav Maga (art martial Russe d’autodéfense) pour les 11-17 ans ou les parents, en passant par le jardinage, la création de jeux-vidéos, la photographie argentique, la comédie musicale ou encore la typographie.

Installé dans le XVIIe arrondissement, dans un bâtiment de 1500 m2 refait à neuf et adapté aux enfants qu’il va accueillir, le Club copie son mode de fonctionnement sur les After-school américain, mixant les disciplines et fondé sur une pédagogie qui recherche l’épanouissement et l’enrichissement culturel des enfants. Les ateliers sont hebdomadaires mais des stages organisés pendant les vacances permettent aux enfants de découvrir d’autres disciplines que celles auxquelles ils sont inscrits ou de se perfectionner. Les parents ne sont pas en reste avec des activités sportives et créatives proposées en fin de journée, un salon de thé, un espace de travail, un salon de coiffure…

Nathalie Nikpay a décidé en 2011 de se consacrer à un projet qui lui tenait à cœur depuis que ses filles, aujourd’hui âgées de 9 et 12 ans, sont arrivées en âge d’avoir des activités extra-scolaires. Aujourd’hui son projet prend vie, avec aux commandes Matthias Tronqual, un professionnel de l’éducation artistique et culturelle qui a eu l’occasion d’être chargé des jeunes publics au 104, au Jeu de Paume ainsi qu’à Beaubourg. Fort de cette expérience, il fait du Club une vraie ruche artistique où chaque intervenant est un artiste ou un professionnel possédant un travail entrant en résonance avec la transmission de savoirs aux enfants. Les contacts et croisements entre ces différents intervenants sont encouragés par l’organisations d’ateliers croisés et de rencontres. Je citerai comme exemples Léon Rose Magma, duo de créatrices de modes animant des ateliers d’accessoires et de bijoux de vêtements, Stéphanie de Turckheim qui donnera des cours de cuisine autant aux enfants qu’aux parents, et la trapéziste Pénélope Hausermann formée à l’École du mime Marcel Marceau qui initiera les enfants au théâtre en suspension.

Pour finir il me faudrait parler de l’Atelier AAAAA, duo de jeunes graphistes, non contents d’animer l’atelier « les petits papiers », une découverte de l’édition à travers la création d’objets livres polymorphes, sont aussi les auteurs de l’identité fraîche et contemporaine du Club. Déployant un langage typographique (Gill Sans Extra Bold, Variex Bold, et Brandon Grotesk en stars), abstrait et très coloré, les AAAAA créent une marque en contraste fort avec le paysage habituel de la communication scolaire ou institutionnelle. À la fois ludique et didactique, leur travail met le contenu au centre et explicite cet ovni qu’est le Club des Enfants Parisiens. Premiers objets sur lesquels l’Atelier AAAAA a dû travailler, les brochures du Club concentrent en elles-mêmes beaucoup de problématiques du travail d’identité. À la question de comment communiquer sur un nouveau lieu, comment créer un objet qui laisse une trace, autant pour les parents que pour les enfants, les AAAAA ont imaginé ces brochures carrées au pliage original qui peuvent prendre la forme d’un cube une fois dépliées. Force est de voir que le pari est gagné, les brochures devenant les objets totems du Club pour l’ensemble des intervenants y travaillant. Les AAAAA ont su déployer sur le reste de l’identité cet esprit à la fois efficace et audacieuse. Je citerai comme exemple la signalétique, collée plus ou moins haute en fonction de l’âge des enfants.

 

 

 

Source : http://www.passagesaintbernard.com